Demain, tous centenaires ?

19.04.19
L'ambition ultime de cette vision de la médecine est d'éliminer la souffrance, la maladie, le vieillissement, voire la condition mortelle de l'être humain.

Il s'agit d'explorer les voies d'amélioration des capacités physiques et cognitives de l'espèce humaine.
Dans un premier temps, pour ces acteurs, il faut généraliser les dépistages génétiques, le suivi continu de la condition de santé de chacun (capteurs, nutrigénomique...) et instaurer, en matière de financement, la mise en place de politiques autoritaires d'incitation ou de contrôles systématiques pour le respect de comportements santé "sans risque".

L'un des points importants est que la frontière entre les solutions thérapeutiques de réparation, de restauration (de certains organes notamment) et celles "d'augmentation" devient floue grâce aux progrès thérapeutiques potentiels.

L'échange standard d'organes détériorés ou usés par des organes neufs issus de cultures cellulaires (réalisées à partir de prélèvements sur le patient) est une voie prometteuse pour prolonger la durée de vie en bonne santé.
Ces techniques sont dans le prolongement naturel de la médecine qui soigne et tente de guérir, mais également des outils possibles du transhumanisme.

 

santé

 

Certains géants du numérique investissent de façon spectaculaire le champ du transhumanisme et des nouvelles technologies, incarnant cette volonté d'améliorer l'espèce humaine.
Ces acteurs, qui contrôlent déjà nos messages et transferts d'informations afin de les analyser, sont bien placés pour assurer le suivi de la santé de chacun et ainsi devenir incontournables.

Les enjeux associés à cette vision disruptive et peu généralisable sont connus : risque d'inégalités extrêmes, dépendance au seul secteur privé organisé en quasi-monopole, risque de marchandisation de tout (corps humain, procréation, durée de vie...), d'extension du copyright à tous les aspects de la vie.

 

Demain, tous sous surveillance ?

"Il existe déjà des implants sous-cutanés de microprocesseurs pour stocker toutes nos informations de carte Vitale, d’historique d'analyses biologiques, de maladies et de leurs divers traitements ; ces implants enregistrent en par WiFi les données actualisées de microsondes de température corporelle, de pouls cardiaque, de tension, de dosage de sucres diabétiques, de cholestorélémie,  de différents composants, de bonne prise de médicaments, de positions...
Ces implants peuvent être mis en relation avec un centre de santé prêt à intervenir dans les brefs délais.
La personne âgée ou en longue maladie est d’une part suivie en permanence et d’autre part peut rester seule sans la surveillance de sa famille ou d’amis."
Une expression citoyenne, extrait d'Agoravox, 7 février 2018.

 

                                              Les investissements santé des Gafam : petit tour d'horizon
 

Amazon a annoncé, le 30 janvier 2018, son association avec le conglomérat Berkshire Hathaway et la banque JPMorgan Chase pour bâtir une assurance santé commune à but non lucratif.
Pour l'instant, celle-ci n'est destinée qu'à leurs 960 000 salariés. mais elle pourrait rapidement élargir son public cible.

Pour Amazon, la création d'une assurance santé n'est sans doute qu'une première étape.
Le géant de la distribution a en effet obtenu en 2017 une licence de pharmacien dans ieurs Etats américains, mais ne vend pas encore de médicaments sur ordonnance.

Alphabet, la filiale de Google, est très active, avec ses divisions dédiées aux sciences de la vie (Verily), au vieillissement (Calico), au deep learning (Deepmind). Google travaille avec Sanofi, Novartis, GSK, notamment sur le diabète et le cancer. Alphabet mène aussi des projets sociaux comme Cityblock, qui crée des centres de santé dans les grandes villes américaines pour les démunis.

Apple s'appuie sur ses produits grand public (iPhone, Apple Watch) pour proposer des services liés au bien- être et à la santé.
Ses applications Santé et ResearchKit permettent de stocker ses données médicales, voire de les partager avec des chercheurs.

Facebook se concentre sur la réalité virtuelle avec sa filiale Oculus.

 

 

 

Santé 2030 - Partie 1
Sources et intégralité de l'étude disponible sur notre site