Marché mondial

27.09.19

La part de l’Europe continue de décroître

En 2018, le marché mondial du médicament a dépassé 1046 milliards de dollars de chiffre d’affaires (environ 928 milliards d’euros), en croissance de 5 % par rapport à 2017.
Le marché américain (Etats-Unis) reste le important, avec 45% du marché mondial, loin devant les principaux marchés européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Espagne), qui réalisent 15,7 % de parts de marché, le Japon (7,1 %) et les pays émergents (Chine et Brésil), 10,4 %.

La France demeure le deuxième marché européen derrière l’Allemagne. Toutefois, elle voit sa part de marché reculer de 2,2 points en dix ans.
Une étude IQViA, publiée en janvier 2019, confirme cette tendance : la France perdrait deux places à l’horizon 2023, se faisant dépasser par l’Italie et le Brésil (The Global Use of Medicine in 2019 and Outlook to 2023).
 

 

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Les fusions-acquisitions sont devenues un outil habituel de la gestion des entreprises pharmaceutiques

Malgré les mégafusions récentes, l’industrie mondiale du médicament demeure peu concentrée, les cinq premiers groupes représentant 23,7 % du marché mondial.

Après une année 2015 record en termes de fusions-acquisitions, les incertitudes politiques ont freiné les acquisitions pour les grands laboratoires en 2016, tout comme les pressions à la baisse sur les prix des médicaments.
En 2017, la tendance s’est confirmée, tout comme en 2018. Les opérations de fusion- acquisition ont atteint le montant de 114 milliards de dollars, dont la moitié est alimenté par le rachat de Shire par Takeda Pharmaceutical fin 2018. La même année, Sanofi a racheté successivement deux entreprises de biotechnologies, Bioverativ puis Ablynx, afin de se renforcer dans le traitement des maladies rares. Dans le même temps, le laboratoire américain Celgene a mis la main sur le spécialiste en oncologie Juno Therapeutics.

La récente réforme fiscale aux Etats-Unis, faisant passer le taux d’imposition sur les sociétés de 35 à 21 %, et la baisse des taxes, calculées sur les bénéfices réalisés par les entreprises américaines à l’étranger, pourraient accélérer le rythme des fusions-acquisitions dans les prochaines années. Le récent rachat de Celgene par Bristol-Myers Squibb (BMS) en est l’une des illustrations.

Grâce à ces rapprochements (implantation géographique stratégique des entreprises, regroupement des entreprises par domaine d’intérêt thérapeutique…), les grands groupes mondiaux espèrent atteindre une taille critique afin de réaliser des économies d’échelle (réduction des coûts de recherche), renforcer leur présence sur les marchés et faire face à la pression exercée sur les prix des médicaments par les pouvoirs publics.

Autres objectifs recherchés : l’acquisition de nouvelles technologies (acquisition de firmes de biotechnologies), l’introduction dans un nouveau domaine thérapeutique ou sur un nouveau segment (l’automédication, par exemple), l’acquisition d’une force de vente ou de distribution, l’implantation dans un pays étranger ou sur un continent.

Le coût des opérations d’acquisition étant élevé, les entreprises développent également des accords ou des alliances entre elles, et font appel à des compétences extérieures (sous-traitance) à tous les niveaux : recherche, développement, fabrication… En outre, le partenariat peut prendre la forme d’accords de licence pour confier la commercialisation de certains médicaments à d’autres entreprises.
La recherche fait également appel à de nouveaux modes de collaboration en réseau, entre la recherche publique et la recherche privée, par exemple, ou via des partenariats internationaux.

 

 

L’essentiel

1 046 Milliards de dollars

Chiffre d'affaires du marché mondial du médicament en 2018, ont 45 % sont réalisés aux États-Unis.

5ème

Position de la France au niveau mondial ,mais sa part de marché recule de 2,2 points en dix ans.


Les 5 premiers groupes pharmaceutiques représentent
24% du marché mondial.